Antonin – secouriste

Peux-tu te présenter brièvement ? (Prénom, âge, activité professionnelle, bénévole depuis combien de temps ?)

Je m’appelle Antonin, j’ai 24 ans, je suis apprenti en animation auprès des enfants qui ont entre 3 et 12 ans et je souhaite continuer mes études pour être éducateur spécialisé.

Je suis venu à une réunion mensuelle début juin 2021 et officiellement le jour de mon anniversaire, le 24 juin.

Comment as-tu connu la Croix-Rouge au départ ?

Je connais la Croix-Rouge française depuis que j’ai été dans le ventre de ma mère. Mes parents étaient bénévoles à l’unité locale de Pont-l’Abbé quand j’étais petit.

Pourquoi as-tu souhaité t’engager ?

J’ai toujours voulu aider, et avec une famille qui est dans le domaine du médical (aide-soignant en particulier), à la Croix-Rouge française ou chez les Sapeurs-Pompiers pour moi c’était logique de venir à la Croix-Rouge française.

Aujourd’hui tu es secouriste, qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce rôle ?

Déjà merci de la confiance que vous m’apporté car j’ai été formé très rapidement et je ne pensais pas l’être aussi vite. Ce qui me plaît c’est de faire des gestes de secours que l’on ne peut pas faire en tant que stagiaire. Le travail d’équipe, la cohésion et la confiance sont également des qualités qui me plaisent.

Quel est ton souvenir le plus marquant à la Croix-Rouge française ?

Je dirais que c’était à un entraînement ou j’étais sur le brancard et il y avait une collègue qui montrait comment rentrer le brancard dans l’ambulance mais qui s’était trompé de manette, elle avait baissé les roues au niveau des pieds alors que c’était ceux au niveau de la tête en premier. Le brancard s’est retrouvé en en demi plié, petite frayeur pour moi car il y’a eu une secousse et je n’y attendais pas mais on a bien rigolé.

En 2 mots que dirais-tu de ton engagement à la Croix-Rouge française ?

Je dirais deuxième famille et rencontre.

Enfin, que pourrais-tu dire à une personne qui hésite à s’engager ?

Il ne faut pas hésiter car on y trouve beaucoup dans cette grande famille (relation humaine, rencontre, etc.) on y trouve tous sa place.

Enora – Membre du bureau du RLF

Depuis combien de temps es-tu bénévole à la Croix-Rouge française ?

J’ai rejoint l’équipe du Rétablissement des liens familiaux du bureau de Brest en novembre 2021. C’est via cette mission que j’ai intégré le réseau de la Croix-Rouge française, dont je suis toute nouvelle ! Ça fait seulement quelques mois que je suis bénévole à la Croix Rouge. Il me reste encore beaucoup de choses à découvrir.

Comment es-tu devenu bénévole ? Qu’est ce qui t’as fait le devenir ?

J’ai déjà été bénévole dans plusieurs associations auparavant. Mais c’était pour des missions ponctuelles ou que jefaisais en autonomie. J’avais envie d’intégrer une association avec une dynamique de groupe, avec des valeurs et des projets qui me font écho. Je pense que le bénévolat apporte beaucoup. Que ce soit aux personnes accompagnées ou au bénévole. Étant encore étudiante, le bénévolat est pour moi un moyen d’acquérir de l’expérience, de découvrir des nouveaux milieux, de m’aider un peu à trouver ma voie ! Faire du bénévolat c’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres, de croiser des personnes d’horizons différents mais qui partagent un même intérêt pour venir en aide aux personnes dans le besoin. C’est pour cela que j’avais vraiment envie de m’engager dans une association. Au-delà de me rendre utile, je voulais découvrir ce qu’est la solidarité. J’ai donc choisi la Croix-Rouge française parce que je me retrouve dans les valeurs que prônent cette organisation mais aussi parce que c’est une organisation qui est présente partout dans le monde (ou presque) et qui propose une pluralité d’actions.

Qu’est ce qui te motive à continuer et développer ton bénévolat au sein de la Croix-Rouge française ?

Quand je suis arrivée à la Croix-Rouge française, je me suis rendu compte que c’était une association qui intervenait dans beaucoup de domaines, bien plus que je ne le pensais. Je n’avais pas conscience que son champ d’actions était si étendu. Bien-sûr je connaissais la Croix-Rouge française depuis longtemps, mais je connaissais seulement une petite partie de ses interventions (principalement secourisme et maraudes). Alors quand j’ai entendu parler des vesti-boutique, des espaces bébé-parents ou même des projets comme celui de la caravane de l’exil qui a eu lieu l’été dernier, j’ai trouvé ça fantastique ! Je pense qu’il y a tellement de choses qu’on peut faire au sein de cette organisation, des choses vraiment diverses. C’est très enrichissant et surtout motivant de voir qu’on peut prendre part à des projets divers et variés même s’il faut tout de même avoir du temps pour s’y investir à 100%. Comme je suis toute nouvelle, j’ai très envie de découvrir l’ensemble des actions de la Croix-Rouge française pour mieux connaître le fonctionnement de l’association. Étant étudiante en sociologie et très intéressée par les migrations, je suis aussi très attirée par les missions que proposent la Croix-Rouge française pour venir en aide aux migrants.

Tu es membre du bureau du RLF (Rétablissements des Liens Familiaux) du Finistère, comment as-tu découvert cesactivités ?

Comme je l’ai dit, je suis très sensible aux questions migratoires. Depuis quelque temps mais en particulier depuis que j’ai commencé ma licence de sociologie, j’avais vraiment cette envie de m’engager dans un projet qui viendrait en aide aux personnes migrantes. J’ai donc cherché, via le site tousbénévole.org notamment, une mission quicorrespondrait à mes attentes et c’est comme ça que je suis tombée sur la mission proposée par le bureau RLF de Brest. Tout de suite, ça m’a fait écho ! Je trouvais que le projet avait beaucoup de sens humainement parlant. Aiderà réunir des familles qui ont été séparées contre leur gré, ce n’est pas rien. D’autant plus que cette mission était proposée par une organisation reconnue comme la Croix-Rouge française. J’ai donc été tout de suite attirée par cette offre, c’était exactement le type de mission dans laquelle je voulais m’engager !

Pourquoi as-tu décidé de devenir membre de ce bureau ?

Honnêtement, lorsque j’ai postulé à cette mission, j’avais peur de ne pas avoir de retour à cause de mon “manque” d’expérience ou de mon jeune âge. Je savais que c’était une mission qui exigeait un engagement important puisqu’elle s’opère à l’échelle de la région. De plus, la mission en elle-même est tout de même difficile. On peut être confronté.e.s à des récits et parcours migratoires très compliqués. Finalement, après avoir échangé avec Monique, notre référente, je me suis dis que mon jeune âge n’était pas forcément un frein ! Et lorsque j’ai rencontré l’équipe, Michelle, Ghyslaine, Joëlle, Gilbert, Jeannine et Marie-Aline, qui m’a très bien accueillie, j’ai réalisé que prendre part à ce projet était vraiment une chance. J’ai beaucoup appris depuis que j’ai commencé cette mission et je pense que j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais ce qui est sûr c’est que je ne regrette pas d’avoir commencé cette aventure !

Quel est ton souvenir le plus marquants à la Croix-Rouge française ?

Étant donné que je suis à la Croix-Rouge française que depuis quelques mois, je n’ai pas eu l’occasion de faire beaucoup d’entretiens ni d’actions. En revanche, je pense que mon souvenir le plus marquant au sein du bureau RLF est sans doute le premier entretien auquel j’ai assisté. Je savais que les personnes migrantes vivaient des expériences éprouvantes. Mais lorsqu’on entend le récit de vive voix c’est encore plus marquant. D’autant plus lorsqu’il s’agit de demandes de recherches pour des personnes mineures, qui se retrouvent seules et sans moyen de communication dans des zones à risque… ce qui était le cas pour ce premier entretien. A ce moment-là, j’ai compris qu’il était impossible d’imaginer ce que certaines personnes devaient affronter. Et malheureusement je sais qu’il y a des situations bien pires… Ce premier entretien m’a à la fois marqué parce qu’il m’a confronté à la réalité du terrain mais également parce qu’il m’a permis de comprendre l’enjeu de cette mission et l’importance de mon engagement.

Si tu devais décrire la Croix-Rouge en une seule phrase ou mot, que dirais-tu ?

Si je devais résumer la Croix-Rouge en une phrase, je dirais qu’intégrer la Croix-Rouge c’est s’engager dans la solidarité.

Marie-Christine – Présidente locale

Depuis combien de temps es-tu bénévole à la Croix-Rouge française ?

Je suis bénévole depuis 2014 à la Croix-Rouge française, cela fait donc 8 ans cette année.

Comment as-tu découvert la Croix-Rouge française et ses activités ?

Mon conjoint été formateur en secourisme depuis plusieurs années, j’ai alors eu l’occasion de discuter avec des formateurs qui faisaient partie d’associations de secourisme. En 2011 mon mari a intégré la Croix-Rouge française donc j’entendais parler régulièrement des activités.

Quel parcours as-tu eu depuis tes débuts à la Croix-Rouge française ?

J’ai d’abord participé aux réunions mensuelles de l’unité locale du Pays d’Iroise (Saint-Renan), mon mari y étant adhérent. J’ai alors adhéré à peu près trois mois après mon arrivée pour faire du secourisme (j’avais déjà mon diplôme de PSE1 depuis 2010 à jour de ses formations continues, j’avais une petite expérience en tant que psc1 dans une autre association). Par mon cursus scolaire et professionnel, lors du départ du trésorier adjoint j’ai proposé mon aide, pour le bureau lors de la fin du mandat 2013-2017. J’ai alors été élue trésorière pour le mandat 2017-2021.

Tu es aujourd’hui présidente de l’unité locale du Pays d’Iroise, qu’est ce qui t’as motivé / donner envie de prendre ses fonctions ?

Le mandat 2017-2021 a été particulier du fait de la crise sanitaire, de ce fait de nombreux bénévoles ont souhaité prendre une autre route. Personne ne souhaitait prendre le poste. Je dirai que je suis quelqu’un d’empathique, j’ai l’esprit de cohésion et d’équipe et je baisse rarement les bras face aux difficultés. Il paraissait alors naturel que je prenne le poste. Faire partie de la Croix-Rouge française c’est faire partie d’une équipe où l’on n’est jamais seul pour mener à bien sa mission.

Comment vois-tu ton rôle et tes missions au quotidien dans le cadre de tes fonctions de présidente locale ?

Mon rôle au quotidien est de veiller à ce que les principes de la Croix-Rouge française soient respectés, être disponible au temps que faire se peut pour les cadres locaux, pour qu’ils puissent mener à bien leur mission, être à l’écoute des bénévoles mais aussi des personnes extérieures à notre association, répondre aux mails, être un lien pour tous.

Que pourrais-tu dire à quelqu’un qui hésite à rejoindre la Croix-Rouge française ?

Faire partie de la Croix-Rouge française s’est faire partie d’une équipe où chacun à sa place qu’importe l’âge, la profession, il suffit d’avoir envie de donner un peu de son temps et d’avoir de l’empathie pour les autres.

Quel est ton souvenir le plus marquant à la Croix-Rouge française ?

Je n’ai pas vraiment de souvenir marquant, à part peut-être le poste de secours « la littorale » en juin 2021, il faisait une chaleur écrasante, les coureurs faisaient des malaises, j’étais à l’arrivée, j’ai eu l’occasion de m’occuper de quelques-uns d’entre eux : un m’a raconté pourquoi il avait souhaité être là ce jour-là même s’il n’allait pas très bien (je garderai pour moi ce qu’il m’a confié avant de monter sur l’estrade pour recevoir sa médaille) et il m’a remercié de l’avoir écouté. Ensuite un jeune homme a fait un petit malaise devant moi, nous l’avons isolé en retrait de la sono, une fois qu’il avait repris ses esprits il a appelé sa mère pour savoir si elle pouvait venir le chercher, il me l’a passée au téléphone pour que je la rassure et il est ensuite allé rejoindre ses amis. La maman m’a rappelée 20 minutes après et j’ai retrouvé le jeune homme dont c’était l’anniversaire, elle aussi m’a remerciée ainsi que le jeune-homme. J’avais perdu ma confiance mais ce jour-là, j’ai eu un déclic qu’importe le rôle que nous avons dans une équipe l’important c’est d’agir en gardant notre humanité.

Olivier – Président Territorial

Depuis combien de temps es-tu bénévole à la Croix-Rouge française ?

Je suis bénévole depuis le 1er janvier 1998, soit 24 ans.

Qu’est ce qui te fait continuer d’être bénévole ?

J’ai passé mon diplôme AFPS en 1997 avec l’assurance Groupama et j’ai trouvé très intéressant les activités de l’association, notamment le secourisme. Je me suis donc renseigné et j’ai participé à une réunion d’équipe au comité local de Saint-Renan. Depuis, je suis resté car la bonne ambiance et la cohésion m’ont plu.

Quelles fonctions as-tu occupé par le passé ?

Durant mes 24 ans de bénévolat à La Croix-Rouge française, j’ai eu l’occasion d’être DLUS (Directeur local de l’Urgence et du Secourisme), Président Local, DTUSA (Directeur local de l’Urgence et du Secourisme Adjoint), DTUSA MOT (Directeur local de l’Urgence et du Secourisme Adjoint au Moyens Opérationnels et Télécommunications), Responsable Territorial de l’Informatique, Secrétaire Territorial, et depuis quelques mois Président Territorial.

Tu es depuis plusieurs mois maintenant, président territorial du Finistère. Comment vois-tu ton rôle et tes missions au quotidien ?

Je vois mon rôle comme un coordinateur entre les différentes instances nationales et les unités locales de mon département. Je suis une personne de terrain, et il est très important pour un président d’être au plus près des faits du moment, qu’ils soient bons ou à améliorer, aussi bien dans le social que dans l’urgence ou le secourisme. De plus, j’ai à cœur de privilégier la qualité de vie et le respect de nos bénévoles, j’en ai d’ailleurs fait mon cheval de bataille de mon mandat.

Je n’oublie pas non plus, nos salariés, pour lesquels j’applique les mêmes principes que pour nos bénévoles.

Quelles sont tes ambitions et tes souhaits pour la Croix-Rouge du Finistère ?

Fédérer et rendre accessible le panel d’activités qu’offre la CRF à tous les bénévoles. Je souhaite faire de notre département, une structure forte et unie autour de nos principes. Améliorer la cohésion au sein des unités locales et entre elles.

Quel est ton souvenir le plus marquants à la Croix-Rouge française ?

Mon départ du poste de président local, avec une soirée surprise organisée par mon équipe d’élus pendant laquelle j’ai été très touché par les marques d’affections et la mise en avant de mes actions.

En ce début de nouvelle année, que pourrais-tu dire au grand public, mais aussi aux bénévoles ?

Respectons les gestes barrières, prenons soins de nos proches mais également de nous-même. Sachons être patient et sortir de cette pandémie dans les meilleures conditions.

Tu as démarré ton mandat en pleine pandémie de COVID-19. Comment as-tu vécu ton début de mandat en pleine crise sanitaire ? As-tu rencontré des difficultés ? Si oui, lesquelles ?

Le début du mandat fut très compliqué car rencontrer des bénévoles/partenaires en pleine pandémie pour présenter les nouveaux élus n’est pas mince affaire. Les difficultés ont été nombreuses, entre le confinement partiel, le télétravail et les isolements, il a fallu jongler avec les mesures pour rencontrer nos contacts en toute sécurité.

Il est à noter, la flexibilité de nos bénévoles à intégrer les nouvelles technologies comme la visioconférence pour organiser rapidement des rencontres et garder ainsi une bonne ambiance et une cohésion à toutes épreuves.